réponse à Mme MARSIGNY et Mme LEON

Réponse à Mme MARSIGNY et Mme LEON

 

Mesdames,

J’ai bien reçu et lu attentivement votre courrier.

Je comprends bien la position « politique » de la mairie de ne pas soutenir financièrement un cabinet « libéral », mais les généralistes sont-ils encore libéraux ?

A ce jour la seule liberté d’un généraliste est la contrainte d’une surcharge de travail sans aucune possibilité d’y échapper.

Points par points dans votre réponse :

-ARS : effectivement utile pour tous les autres praticiens, je constate simplement que leur chiffre présente la bagatelle de 20% d’erreur en ce qui concerne les généralistes ; nous sommes 30 seulement sur NOISY (33 avec GOURNAY que j’ai toujours associé) là ou l’ARS en compte 36 ! ( nous serons 29 dans quelques jours )

- les locaux validés par moi-même : j’ai déjà reconnu mon erreur, mais je ne suis pas architecte et n’ai pas vu ce problème de salle d’attente : je maintiens que 19 sièges d’attente est totalement inadapté (nous en avons 24 pour 3 médecins) et pense sincèrement que pour le confort et l’atmosphère de cette surface d’attente il est impératif de supprimer un box médical. Ce qui conduit à une impasse et non à une contradiction, car à 4 médecins les charges seront trop importantes pour trouver à coup sûr associé ou repreneur lors du départ de l’un d’entre nous.Désolé mais je pense en premier aux patients et non aux conditions financières. Pour le coût  des travaux j’ai bien compris que cela représente l’ensemble de la rénovation, mais à ce prix la vous auriez pu construire à neuf 500m² à proximité sur un terrain appartenant à la ville.

-associé à la réflexion : oui dès votre arrivée,mais avec une écoute que je considère à sens unique en restant rigide sur vos convictions « libérales ».

Et je maintiens mon avis : pour trouver de jeunes nouveaux médecins il faudra faire preuve d’innovation dans un quartier bien peu attractif comme le Champy et je ne vois pas d’autre solution qu’un prix attractif et décharger ces médecins de la gestion/secrétariat du groupe (je vous rappelle que cela ne me concernera guère car dans 18 mois je prendrai ma retraite)

J’espère sincèrement que la ville va trouver des médecins Généralistes, et assurer ainsi ce que je considère plutôt comme un service public (et bien peu « libéral »): l’accès à un généraliste de proximité.

le24/11/2016       François BARTHELEMY

réponse de Mme MARSIGNY à notre refus de participation au centre Marie Curie,22/11/2016

Docteurs,

Par lettre recommandée avec accusé de réception, en date du I2 octobre 2016 et

parvenue dans mes services le 18 octobre dernier, vous nous faites part de vos

reproches relatifs d’une part à la réunion qui s’est tenue le 4 octobre en présence

de I’Agence Régionale de Santé (ARS) et d’autre part à la future maison médicale

du centre Marie Curie.

En ce qui concerne la réunion du 4 octobre, il ne vous aura pas échappé qu’elle

avait pour objet la présentation par le Cabinet Mazars agissant pour le compte de

I’ARS, du diagnostic territorial de santé en vue de la création éventuelle d’une

maison de santé pluridisciplinaire. ll nous semble donc cohérent que les

informations transmises ne vous aient pas surpris vu le travail en amont que le

docteur Barthélémy a pu faire sur le dossier. Vous pourrez néanmoins admettre

que ces informations n’étaient pas partagées par tous et que la réunion

d’information ainsi organisée a pu être utile à d’autres praticiens.

 

Quant à la maison médicale, vous la présentez comme << la >> réponse au déficit de professionnels de santé sur le territoire. Or le Docteur Barthélémy que nous

avons rencontr.é à plusieurs reprises sait pertinemment que ce projet, n’est qu’une

première étape dans la mise en œuvre d’une politique municipale de santé que

nous n’avons engagée que depuis environ un an. D’autres équipements sont

susceptibles d’être créés soit dans le cadre d’initiatives privées que la ville

soutiendra, soit dans le cadre d’initiatives publiques, municipales ou autres.

Par ailleurs, vous contestez la superficie allouée à la maison médicale alors que le

Docteur Barthélémy a validé les plans présentés par les services ainsi que le

docteur ADDA, et vous évoquez un coût de 1,4 millions d’euros qui, en réalité

ne concerne pas seulement la maison médicale, mais aussi les locaux municipaux

affectés au service de la médecine du travail, de la prévention et de la sécurité.

 

Enfin, vous prétendez que personne n’a tenu compte de votre analyse de la

situation et que vos courriers sont restés sans réponse. Cette remarque est

particulièrement inappropriée pour ce qui concerne la nouvelle équipe municipale

qui, dès son entrée en fonction, a décidé de la mise en place d’une maison

médicale dans les meilleurs délais et vous a immédiatement associés à la réflexion.

 

Aujourd’hui, vous nous informez de votre refus d’intégrer les locaux de la future

maison médicale du centre Marie Curie sauf si nous supprimons un cabinet

médical, si vous acquittez une subvention forfaitaire en contrepartie des frais de

location, ménage et secrétariat, pris en charge à priori par la ville, et si vous avez

un stationnement à proximité.

 

En ce qui concerne votre demande de suppression d’un cabinet médical, elle est

en complète contradiction avec la première partie de votre lettre qui argue que,

dans ce cas, la majoration des charges serait << insupportable ».

En ce qui concerne la gestion de la maison médicale, il a toujours été clairement

précisé que la ville ne prendrait pas en charge les frais de fonctionnement des

cabinets médicaux privés ; elle n’en pas la compétence et ne peut pas financer une

activité privée. La relation entre la ville et les médecins a établir ne sera qu’une

relation de bailleur à locataire.

Enfin, en ce qui concerne le stationnement, I’aire de stationnement public située à

côté du Super U peut parfaitement satisfaire aux besoins d’une maison médicale.

Espérant avoir répondu à vos remarques, nous prenons bonne note de votre

décision de ne pas intégrer la maison médicale du Champy qui devrait ouvrir ses

portes au printemps 2017.

Si vous veniez à changer d’avis concernant ce projet, nous resterons néanmoins à

votre écoute.

Nous vous prions d’agréer, Docteurs, I’expression de mes salutations distinguées.

Non au projet de maison médicale Marie CURIE de la mairie

 

Le 07/09/16                         Mme LEON

Mme  MARSIGNY   maire de NOISY LE GRAND

 

 

Madame,

Que nous a appris la réunion avec l’ ARS ? : rien que l’on ne sache déjà .

Un désert médical : OUI  avec des chiffres ( faux ) il est annoncé 5.7 médecins pour 10 000 habitants  , en fait avec 33 médecins généralistes effectifs cela fait : 5.2 / 10 000

En décembre     32 médecins  donc : 5 / 10 000

Fin 2017               24                     donc :  3.8 / 10 000

Vous avez constaté par vous-même que cela ne se bouscule pas pour s’installer  et donc la probabilité de « repreneurs » est quasi nulle.

Sans compter les nouveaux arrivants dans les très nombreuses constructions actuelles et à venir .

Que propose l’ARS : ce que je propose depuis 4 ans : une structure intégrant des professionnels du quartier  dans un local assez vaste pour intégrer des nouveaux.

Et rien d’autre  si ce n’est que les autres professionnels semblent en nombre correct.

Que propose la mairie ?

Un local exigu  ou il sera strictement impossible de travailler à cinq médecins, dentiste et infirmière car il y a trop peu d’espace d’attente.

Je concède que je suis partiellement fautif ; mon projet initial s’entendait avec « toute » la surface disponible de MARIE CURIE  pour créer une structure attractive pour les professionnels, et je suis resté sur l’idée initiale d’un minimum de cinq cabinets médicaux pour être viable.Mais la mairie a progressivement diminué la surface allouée. La « salle d’attente » ne comporte que 19 sièges ; notre salle d’attente en comporte 24 pour seulement trois médecins et ce lundi et mardi , vers 11h du matin il y avait une trentaine de personnes !.Les architectes ont leur part de responsabilité dans cette erreur.

Si vous voulez un fonctionnement correct il vous faudra supprimer le cabinet médical 1 .

Mais du coup seulement 4 médecins et donc la majoration des charges qui sera insupportable.

Malgré mes demandes  je n’ai pas reçu la moindre information quant  au stationnement.

Le coût estimé de la rénovation semble se monter à 1.4 M€ ! je me permet de vous signaler qu’à ce prix là on peut construire à neuf ( hors terrain ) un minimum de 500m² en milieu de gamme « bureaux ».Les habitants de NOISY seront sans doute un peu perplexes de cette dépense.

 

Pour toutes ces raisons ,nous :Médecins généralistes du Champy : Dr PHUNG, LINHARDT et BARTHELEMY n’iront pas dans cette «  maison médicale « .

 

Nous sommes prêts  à réviser notre position pour ne pas laisser un tel local VIDE :

-supprimer le cabinet médical 1

-avoir une participation forfaitaire : local+ménage + secrétariat

-avoir un stationnement à proximité

 

            Mais sincèrement :  il vaudrait mieux stopper ce projet qui est un gouffre financier en avouant notre erreur de projet et proposer dès maintenant sur un des terrains appartenant à la ville une vraie  « maison de santé » digne de ce nom.

 

Merci à L’ARS qui m’a conforté dans mon analyse ( gratuite ) de la situation dont je vous ai fait part dans tous mes courriers et dont personne n’a tenu compte.

 

Le 12/10/16

 

Dr BARTHELEMY     Dr PHUNG     Dr LINHARDT

Un projet de province : EXEMPLE à suivre ++

  • Baugé-en-Anjou : une nouvelle maison de santé en 2016 pour une communauté de communes de 12500 habitants   ( seulement )

En Maine-et-Loire

Baugé-en-Anjou : une nouvelle maison de santé en 2016

Maine et Loire association collectivité territoire social solidarités santé Baugé-en-Anjou

> Thématiques : Santé / SolidaritésTerritoires / contrat de territoires

Le projet de la nouvelle maison de santé est en passe de voir le jour à Baugé-en-Anjou. À l’horizon 2016, elle regroupera plusieurs disciplines médicales autour d’une quarantaine de professionnels de la santé.

En 2010, le départ en retraite de trois médecins a généré une prise de conscience du risque de désertification médicale sur le territoire de Baugé-en-Anjou. Pour y répondre, une association de professionnels de santé s’est constituée pour travailler avec la commune et la Communauté de communes du canton de Baugé.

« Très rapidement, l’idée a émergé de créer une maison pluridisciplinaire de santé », présente Jacky Boyeau, adjoint au maire de Baugé-en-Anjou. « L’association a su fédérer autour d’elle et susciter une médiation pour évaluer les besoins en termes de soins, mais aussi le choix du terrain, le projet architectural… Cette réflexion globale a permis de construire une vision à long terme de l’offre de soins publique sur le territoire. »

Une présence médicale continue

En janvier 2015, le chantier de la future maison de santé est lancé et s’achèvera en juillet 2016. « Le bâtiment de 4 300 m² comprendra plusieurs cabinets sur deux niveaux : médecins généralistes, ostéopathes, infirmiers, orthophonistes, psychologues… Cette pluridisciplinarité offrira ainsi une présence médicale continue sur le site, avec notamment le maintien du cabinet de radiologie. »

D’un coût global de 3,9 M€, le projet a reçu le soutien de la Région des Pays de la Loire (550 000 €), du Département du Maine-et-Loire et de la Communauté de communes (400 000 €).« L’objectif est de conserver, mais aussi de développer l’offre médicale : un ou deux cabinets de dentistes peuvent encore intégrer la structure et une maison médicale de garde est aussi en projet. »

Pour en savoir plus : www.baugeenanjou.fr

Pouquoi une ville telle que NOISY LE GRAND est-elle incapable de construire un tel projet ?

 

F BARTHELEMY   le 20/04/2016

 

De la grande difficulté à être entendu.lettre à Mme MARSIGNY

De la grande difficulté à être entendu.

La ville de NOISY est confrontée à une désertification accélérée , mais les différents acteurs /décideurs de la mairie que ce soit sous la direction de Mr PAJON ou de Mme  MARSIGNY  ne semblent pas prendre conscience de ce qui va arriver dans les 1 à 3 ans qui viennent.

De 41  nous sommes 33 (aucune reprise) , et fin 2017 : 24 s’il n’y a pas d’installation ! (médecins généralistes)

Le projet de Maison de santé a avancé un peu ( au bout de quatre ans …) mais de mon point de vue va être totalement inadapté aux besoins futurs.Car les besoins à brève échéance(3ou 4 ans )sur le quartier élargi du Champy ( Champy,Grenouillère ,clos d’Ambert,Cormier et pointe de Gournay)sera de  8 à 10 médecins avec les départs en retraite et les nouveaux habitants.

Un seul des deux étages est prévu pour le centre médical, la mairie gardant le rez de chaussée pour ses propres besoins,et diminuant un peu la surface au 1er étage.Il ne pourra donc accueillir dans le meilleur des cas que 5 médecins, une infirmière et un dentiste.

Mais surtout je ne comprends pas la logique : accepter de dépenser 1 million d’€uros pour restructurer les locaux , mais refuser de prendre en charge le risque  de déficit  qui pourrai résulter de la prise en charge de la gestion de la maison médicale qui occupée à plein ne couterai rien , au pire probablement moins de 50 000€/an ( soit 1/20 du cout des travaux )

Je crois que c’est une très grave erreur que la ville payera très cher dans quelques années lorsqu’elle sera obligée de créer de toute pièce un centre de santé  avec des médecins salariés .

Lors de notre dernier entretient, le 09/12/15 , mes interlocuteurs imaginent trouver des « pédiatres » «  gynéco » pour remplir le projet de futur centre de santé si des généralistes ne se présentent pas.

Mais , bon sang : regardez, écoutez ce que nous vous disons vu de l’intérieur : tous les cabinets ferment .

Les spécialistes se rapprochent des cliniques et c’est normal car ils ont besoin d’un «  plateau technique « :par exemple en ophtalmo ou gynéco au groupe Gallien.

Les pédiatres sont une spécialité en voie de disparition totale qui n’existeront dans 10 ans quasiment que à l’hôpital ( d’où le besoin de généralistes bien formés à la pédiatrie )

Et la question principale : pourquoi aussi peu d’installations de jeunes médecins ? à NOISY et AILLEURS

1- Ils sont assez peu nombreux comparés aux  départs en retraite

2- Savent qu’à 23€ la consultation :inutile de réver

3- ¾ sont des jeunes femmes( autour de 28 ans ); donc avec de jeunes enfants

4- Femmes et hommes refusent les 50/60 heures de travail des aînés

5- N’envisagent que le travail en groupe :plusieurs raisons ;garder l’ambiance de travail et la communication de l’hôpital, pouvoir se faire remplacer facilement en cas d’absence/ maladie ,avoir des locaux corrects et sécurisés

6- Préfèrent  remplacer : rentable et laisse du temps pour s’occuper des enfants et aucun souci de charges.

7- Sont en couple, le conjoint gagnant éventuellement très bien sa vie ( et son corolaire : quel intérêt d’aller s’installer en libéral avec des contraintes importantes ?)

8- Savent que travailler à mi-temps ( 35h pour un médecin ) les charges risquent d’être insupportables

9- Il me semble certain que l’exercice médical va changer rapidement avec probablement délégation de tache vers des professionnels comme les infirmières , ou en s’appuyant sur les nouvelles technologies :par exemple de nombreuses consultations HTA et DIABETE pourraient être évitées par auto surveillance et transmission de données chiffrées au médecin mais sans le contact humain aurons nous le même impact / résultat ?je rappellerai simplement que nous traitons des humains et non des chiffres …

10-            Pour les autres consultations : psy , infectiologie et rhumato je ne vois pas de solution actuellement .Ces cinq Pôles de consultation font 95% de l’activité

Les médecins ne sont pas responsables de cette situation ( une des rares profession à 0% de chômage, mais à coup sûr en surcharge de travail ), mais tous les gouvernements successifs OUI ; et les élus doivent faire avec, comme ils peuvent.

La ville de NOISY désire  des généralistes : il faudra en payer le prix d’une manière ou d’une autre et ce n’est pas à nous médecins de travailler plus et assumer le risque de voir nos charges exploser lors du départ de l’un des nôtres s’il n’est pas remplacé (comme cela se produit dans Tous les cabinets de groupe d’ile de France (documents de l’ARS ) et dont Noisy a un cas concret avec le groupe GALLIEN .

Que faut-il imaginer et proposer ?

1- Des maisons médicales au sens large avec des surfaces importantes permettant de réunir de nombreux acteurs de santé déjà sur place ,tout en gardant disponibles des locaux vides pour pouvoir intégrer de nouveaux acteurs.

2- Décharger de la gestion »brute » les acteurs de santé ( loyer, secrétariat ) et proposer des prix attractifs permettant par exemple aux jeunes femmes de travailler à mi-temps (30 h !)tout en conservant un revenu correct ( je pourrai citer plusieurs femmes qui travaillent ainsi en remplacement deux jours par semaine ).les jeunes médecins veulent exercer la médecine et non pas faire de la gestion ! pour laquelle ils n’ont aucune formation.

3- Faire en sorte que ces pôles soient connectés avec l’enseignement (les internes d’aujourd’hui sont les médecins de demain ) et avec les hôpitaux / cliniques de secteur  prochainement grâce à l’informatique (vidéo consultation ? ; mais ces actes ne sont pas «  cotés » et le partage de responsabilité non établis ce jour)

Dans ce contexte , sans prise en charge par la ville de la gestion et location individuellement « clé en main », et surtout à un prix  « attractif » pour des jeunes médecins ,marie CURIE  ne sera qu’un simple «  cabinet médical » et non une maison de santé.

Je conseille à la ville de réfléchir très sérieusement  avant de lancer des travaux couteux car je reste persuadé que dans les conditions proposées actuellement les locaux sont sous dimentionnés .Contrairement à ce qui m’avais été dit je n’ai pas eu à ce jour d’information sur la surface allouée , pas d’estimation de coût ,aucune information sur les possibilités de stationnement médecins , de même sur les délais qui ne permettent pas de faire de propositions concrètes et attirer des jeunes diplômés .

Repositionner le PROJET ?

       Une autre proposition :ne rien changer à Marie Curie.

Consacrer la somme envisagée  à une vraie maison médicale pluridisciplinaire crée de toute pièce en un lieu que j’avais proposé à Mr PAJON sur le terrain jouxtant l’école VAN GOGH  ou sur le terrain jouxtant la maison des jeunes qui à ma connaissance appartient à la ville  ( voir les plans joints )

A la construction un local comme une maison médicale coute ( hors terrain ) moins de  2500€ le m² avec des prestations milieu de gamme ( chiffre donné par un architecte );donc 400m² avec le seul budget de réhabilitation de Marie CURIE !

Vous me demandez un projet concret précis avec des acteurs de santé : comprenez qu’il est impossible à monter car un médecin comme moi ne pourra pas trouver le temps, l’énergie et n’a pas les compétences en gestion .Je pense estimer correctement les besoins ,je vous indique les lieux qui me paraissent idéalement situés et je pourrai trouver le temps de convaincre les acteurs déjà en place pour venir travailler ensemble mais certainement pas bâtir le projet puisque je constate que le projet actuel n’a rien à voir avec celui proposé il y a quatre ans et que la ville arrange comme il lui semble.

Et plutôt que de rester buté sur l’idée : » pas question de financer des libéraux » ,poser le problème à l’envers .

Je m’explique : faire réaliser un budget précis pour estimer combien de «  libéraux » seront nécessaires pour que le fonctionnement ne coute rien à la ville ,et se demander quel « déficit » annuel peut accepter la ville pour maintenir la présence médicale.(le « risque » étant alors assumé par la ville )

Un dernier mot : je prendrai ma retraite mi 2018, donc au meilleurs des cas je travaillerai six mois dans les nouveaux locaux ,vous devez comprendre que ce n’est pas pour moi mais pour les habitants du quartier que j’essaye de montrer la voie.

Dans notre  local actuel la probabilité de trouver un repreneur  est égal à ZERO : que se passera-t-il ? Le DR LINHARDT fera un burn out  et se retrouvant seul  le DR PHUNG assurera-t-il ? ou mettra-t-il lui aussi la clé sous la porte ?

Madame le Maire ,dans l’attente de vous lire ou vous rencontrer à nouveau, veuillez agréer toutes mes salutations.

F BARTHELEMY

 

 

 

 

 

 

des nouvelles pour le centre Marie CURIE , version « courte »

VERSION «ULTRA  COURTE « 

1 Le futur cabinet médical au centre Marie CURIE est totalement sous dimensionné par rapport aux besoins futurs (4/5 ans ), mais sera tout de même un point positif pour le quartier.

2 Beaucoup de futurs médecins exerceront à mi-temps et n’envisagent que le travail de groupe.

3 Seule une offre globale à un prix attractif pouvant réunir dans un même lieu les anciens médecins, des paramédicaux ,la radiologie ( absente à NOISY LE GRAND )sera attractive.

4 Sans ce type de projet NOISY LE GRAND risque fort d’être un vaste désert médical dans les 4/5 ans et la commune devra en « urgence « bâtir ce que je m’évertue à proposer actuellement.

 

BONNE NOUVELLE !!, une maison médicale en 2016

Noisy-le-Grand, le 27 février 7015
Docteur,
J’ai bien reçu votre courrier du l8 février dernier, relatif à I’avancement du projet
de maison médicale au centre Marie-Curie.
Dans un premier temps, il a fallu s’assurer de la libération des locaux. Le Comité
Technique qui gère les conditions de travail des agents examinera le 25 mars
prochain, le déplacement du service de médecine professionnelle occupant
actuellement le rez-de-chaussée du centre marie-Curie. ll sera déplacé au niveau
bas de I’immeuble.
En parallèle, les services techniques étudient un aménagement des locaux
permettant la création d’un espace d’accueil pour la secrétaire, d’un espace
d’attente et d’au moins 4 cabinets de consultation.
r
Enfln l’Agence Régionale de Santé a été saisie pour un soutien financier aux
travaux d’aménagement et un appui méthodologique au projet.
Si I’ARS soutient ce projet, les travaux devraient se dérouler en fin d’année 2015
pour une ouverture de la maison médicale au printemps 20i6.
Je ne manquerai pas de revenir vers vous au fur et à mesure de I’avancement de
ce projet.
Je vous prie d’agréer, Docteur, l’expression de mes salutations distinguées.
Mr LHERITEAU
Directeur Générol des Services

Conséquences des propositions de Anne HIDALGO :

Une telle offre de possibilité d’installation  sur la ville de PARIS risque de provoquer un appel d’air important pour les jeunes médecins, surtout ceux désirant travailler à temps partiel.

Quel sera le choix entre un travail sur Paris et une ville de banlieue à la réputation difficile  pour ces jeunes médecins ? Je crois sans grand risque de me tromper que la capitale sera le premier choix.

Les villes de périphérie doivent réagir .

Une ville comme NOISY a bien des atouts et serai attractive si elle s’en donne les moyens.

Tous ses habitants devraient se poser la question de l’offre de soin actuellement comparé à ce qui existera dans seulement cinq ans.

NOISEENS réagissez !

 

F BARTHELEMY

La capitale se vide de ses médecin: L’offensive de la mairie de Paris

Anne Hidalgo envisage plusieurs mesures pour restaurer l’offre de soins de proximité en secteur 1 dans la capitale. Des cabinets à loyer modéré vont être proposés aux professionnels en groupe

Dans quelques années, Paris comp­tera moins d’un millier de généra­listes en secteur 1, soit environ un tiers de moins qu’aujourd’hui, s’in­quiète la mairie de Paris

La vague de départs, déjà souli­gnée par l’Ordre des médecins (enca­dré) s’accélère, et gagne aussi les spé­cialistes libéraux. Trois pédiatres sur dix et quatre gynécologues sur dix cesseront leur activité dans Paris d’ici à à 2019, selon une étude de l’Agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de­France publiée en janvier. Quatre sondés sur cinq confient n’avoir pas trouvé de successeur. Les écarts de densité médicale entre arrondisse­ments, déjà marqués, risquent donc de s’accentuer. Et à l’exception du 8e arrondissement, qui fait figure d’îlot préservé, une chute des effectifs se profile partout.

Renforcer les centres et maisons de santé

La question de l’accès aux soins à tarifs opposables dans la capitale est donc posée pour les élus.

« On ne peut laisser Paris avec une offre de soins totalement déstructu­rée », analyse le Dr Bernard Jomier, généraliste dans le 19e arrondisse­ment et adjoint à la Santé de la maire de Paris.

L’équipe d’Anne Hidalgo prépare un plan pour attirer de nouvelles re­crues. Premier volet, le renforcement des centres de santé municipaux et associatifs. La mairie étudie la possi­bilité que des médecins non salariés viennent y exercer.

Deuxième levier, le soutien aux maisons de santé pluridiscipli­naires. Quatre à six projets seraient dans les tuyaux. La subvention accordée par la ville – en moyenne 250 000 à 300 000 euros – aide les professionnels à trouver un local, et à acheter des équipements.

Une aide divisant par deux

les charges foncières

Le troisième axe, une promesse électorale d’Anne Hidalgo, innove davantage. La mairie de Paris sou­haite mettre à disposition des lo­caux à loyer modéré (environ 15 eu­ros par mois le m2). Les généralistes et spécialistes de premier recours, pour y prétendre, devront être en secteur 1 et exercer en groupe. Liés par convention avec la ville, ils s’en­gageront à participer à la perma­nence des soins et à des actions de dépistage et de prévention.

Un guichet unique permettra d’accéder aux différentes aides (le budget est confidentiel à ce stade). Le dispositif, en cours d’élaboration avec l’Ordre de Paris, l’assurance-maladie, l’ARS et les syndicats sera adopté cet automne. « Il n’y a pas l’idéologie, il y a un grand pragmat­jsme », assure le Dr Jomier, élu Vert iepuis 2001.

L’objectif : favoriser l’installa­tion d’une centaine de généralistes par an, pendant cinq ans. Avec, dans leur sillage, des orthophonistes, des ophtalmos… « Les départements de médecine générale auront un rôle à jouer pour faire connaître ce guichet unique auprès des jeunes », anticipe le Dr Jomier. D’autres projets com­pléteront la politique de santé de la mairie de Paris : un plan de santé environnemental, des états géné­raux de la PMI (en 2015), des assises de la santé (en 2016). Anne Hidalgo préside en outre l’AP-HP. Elle compte suivre personnellement les dossiers

hospitaliers.

DelphineChardon     Le quotidien du medecin du 05/07/2014

Reflexion à propos des solutions de la ville de paris

Voila une mairie qui prend conscience de l’urgence ! et qui semble imaginative pour tenter de maintenir des soins de proximité.

Mais si cela voit le jour,les conséquences seront fâcheuses pour les villes  qui ne pourront ou voudront exercer cette attractivité.

En effet : y aura-t-il vraiment un choix pour les jeunes médecins entre un loyer extrêmement modéré dans la capitale ( ou ils ont fait leurs études et ou travaille le conjoint ) et un investissement lourd de création dans la  banlieue ?

La réponse est évidente ils choisiront PARIS

Dans un article rédigé en octobre 2013 j’évoquai la possibilité d’un   » dumping » sanitaire pour attirer les futurs médecins, cela semble se mettre en place plus vite que prévu ! tant mieux pour les jeunes médecins , mais cela va aggraver la pénurie annoncée de notre banlieue

F BARTHELEMY